« 2007-06 | Page d'accueil
| 2007-08 »
16.07.2007
Enfin seule
Pour la première fois, besoin d´être seule. Etrange sentiment.
Joie d'écouter le silence dans l'appartement. De les laisser à leurs futilités et d'écrire quelques mots, futiles eux aussi, mais nécessaires. Envie que le temps s'arrête. Que le lapin passe et m'emmène au pays des merveilles. Me perdre dans le labyrinthe avec les fous et parler aux huitres.
Fêter dignement ce non-anniversaire. Penser à remercier Peter Pan de m'avoir contaminé de son syndrome, mais pas complètement. Juste de quoi avoir conscience de ces choses qui ne devraient pas être et pourtant perdurent.
Envie de parler avec un chanteur italien mort, un Luigi je ne sais plus quoi qui, paraît-il, aurait tout compris à la vie. Senza fine.
Immense privilège d'être née dans un monde où la technologie permet de confier ses errances à un papier fictif, comme une bouteille à la mer.
02:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le monde à mes pieds et Disneyland en toile de fond
Balade sur le Mont Tibidabo. Fait ressortir plein de sentiments, encore confus.
Barcelone cette année est bien différente de celle que j'ai connue il y a un an.
Un an déjà et plus de 12 voyages en terres catalanes. Alors, la chaleur nous écrasait, empêchant tout sommeil paisible. Tout n'était aue sueur, torpeur et peur d'un futur labeur. La fête était notre quotidien, l'alcool coulait à flots.
Ce matin, j'écoutais La Bohême avec une colocataire italienne francophone. Et la chanson disait vrai. La Bohême, cela ne veut plus rien dire du tout.
Sur le Tibidabo, la chaleur estivale était tempérée par un vent frais. La ville s'étendait à nos pieds, la montagne à perte de vue derrière nous. Le parc d'attractions gachait la vue. Gachait MA vue. Une ville de carton pâte sur la Méditérrannée. Une illusion faisait obstruction au naturel.
Ville, montagne, attractions. Et tant de souvenirs. Et l'avenir devant moi tout tracé.
Hier perdue, aujourd'hui en place. Confuse, toujours.
01:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2007
Après une semaine faste, une semaine maigre, retour à l'équilibre
Je me sens exclue de ma propre vie. D'autres vivent ce que je devrais vivre.
Nostalgie des choses qui ne seront jamais. Crainte de ce que l'on a fait et que l'on aurait pas dû faire.
Comme c'est dûr de grandir. Se sent-on vraiment impuissant comme un enfant toute sa vie?
22:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2007
Je suis amoureuse
Mais pas de celui qu'on croit.
Je suis amoureuse sans ne vouloir rien de lui. Etrange sentiment. Il fait renaître en moi des impressions que je croyais enfouies, oubliées. Il a cette sensibilité, cette fragilité et cette rage qui m'animaient autrefois. Ces profondeurs de tristesse qui le rendent lumineux.
Heureusement qu'il ne me plait pas.
Et puis il y a celui ci, dont je me moquais un peu, mais toujours avec affection, et que j'ai vu différemment pour une raison que j'ignore. Tellement "dans le moule" mais avec une perversité qui ressort parfois et me séduit. Que je me surprends à suivre bêtement alors qu'hier il n'était rien.
Heureusement qu'il ne me touche pas.
Enfin il y a celui que j'ai. Qui me détourne de moi tout en me rapprochant de l'essentiel. Qui m'attendrit, me réjouit, me révolte et me donne l'impression de vivre une grande aventure. Qui est tellement différent de tout ce que je recherche et m'apporte tout ce dont j'ai besoin.
Heureusement qu'il est loin.
Je viens d'être arrachée définitivement à la personne que je chérie le plus au monde, avec qui j'ai tout vécu, depuis toujours. J'ai besoin du grand frisson pour prendre goût à cette vie qui semble définitivement installée.
Edit de 21h30: Je mens, je l'aime celui que j'ai, mais c'est très dûr et je m'y refuse, justement parce qu'il est loin
20:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






