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28.08.2007
Freddie is gone
De nouveau j'ai du mal à suivre le flot des évènements.
De nouveau j'ai envie de partir loin, pour pouvoir sortir de moi.
Moi si calme, si rangée.
Mais je me consume intérieurement.
Mais c'est la mort qui t'as assassinée Marcia, c'est la mort, qui t'as consumée Marcia, c'est le cancer que tu as pris sous ton bras, maintenant tu es en cendres, en cendres.
20:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quand M. Hyde revient
Il est des personnes qui ont ce que l'on appelle une double personnalité.
Celle-ci se révèle en général à des moments incongrus et surprend tout le monde.
Et quand ces personnes se retrouvent dans votre entourage, vous ne savez jamais comment réagir entre compassion, soutien, angoisse, peur ou même haine. Alors en général vous attendez.
Jusqu'au jour M. Hyde sort à un moment où vous ne pouvez rien contrôler, où vous pouvez juste être spectateur, avec des personnes avec qui vous ne souhaiteriez pas que cela arrive.
Alors vous prenez M. Hyde à part, vous lui dîtes franchement ce que vous pensez de sa conduite, vous le secouez un peu en somme, et là, M. Hyde éclate, vous insulte, vous humilie, renie ces moments passés à le soutenir, à l'aider à disparaître. Alors, vous vous énervez encore plus, lui montrant comme il est injuste, et chanceux d'avoir trouvé quelqu'un comme vous qui sera toujours là, malgré ses retours fracassants. Et il reprend de plus belle.
Vous êtes sur le point de porter le coup de grâce, de mettre fin à cet entretien en attendant un moment meilleur, quand M. Hyde disparaît, laissant le bon Docteur Jekyll revenir, plus faible et anéanti que jamais, conscient qu'il a faibli et s'est laissé à nouveau déborder par ses mauvais démons. Et ce sont alors pleurs, peine et auto flagellation qui remplacent le manque de savoir vivre.
D'un extrême à l'autre.
09:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2007
Avis d'Inquisition
Avant, on pouvait être excommunié simplement en ne rendant pas son livre à la bibliothèque.
Hai Excomunion
RESERVADA A SU SANTIDAD
Contra qualesquiera personas,
que quitaren, distrateren, o de otro qualquier modo,
ENAGENAREN ALGUN LIBRO,
pergalino o papel,
DE ESTA BIBLIOTHECA
SIN QUE PUDAN SER ABSUELTAS
hasta que esta esté perfectamente reintegrada.
13:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.08.2007
Aux couleurs de l'été indien
Enfin en ce qui me concerne, c'est la mousson.
09:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.08.2007
J'ai mis de l'or dans mes cheveux, un peu plus de noir sur les yeux
Titre sans rapport avec ce qui suit mais qui convient à l'humeur du moment.
Pourquoi j'aime tout le monde (et quand j'y réfléchis bien j'ai du mal à trouver des personnes que je n'aime pas).
Il est des personnes que l'on aime inconditionnellement dès qu'on les rencontre Comme celui que l'on fait trop rapidement entrer dans son cercle, dans son "intimité", au rique de laisser la méprise s'installer. Avec celui-ci, il est difficile de revenir à la normale. Alors en tâtonnant, d'hésitations en éloignement, on finit par trouver cet équilibre qui fait que ce n'est plus comme avant mais que c'est bien comme ça. Un mélange de complicité, de je sais de quoi tu parles et de ne cherches pas à en savoir plus.
Il est aussi de ceux que l'on aime au premier regard parce qu'ils sont libres. Qu'ils ne se soucient pas du quand dira-t-on et qui vous permettent à vous aussi de cultiver ce grain de folie que vous cachiez maladroitement. Ceux-là, ils ne viennent pas tout de suite et ne sont jamais vraiment tout à fait là. Mais s'ils vous acceptent, ils vous offrent une écoute que vous ne méritez pas et ouvrent pour vous les portes que vous aviez fermées.
Il est encore de ceux que l'on aime d'évidence. Parce qu'ils sont bons. Parce que la simplicité et l'honnêteté se lisent sur leur visage. Parce que grace à eux vous ne pourrez plus faire de mal à personne. Qui parfois se donnent des airs de dur mais qui ne vous blesseront pas.
Mais il est aussi ceux que vous avez appris à connaître et à aimer.
Celui qui était tellement différent que vous le regardiez étrangement. Qui de tour de force en coup d'éclat s'est trouvé mis à nu devant tous et vous touche. Celui qui un jour vous a laissé voir ce qu'il y avait derrière et que vous protégerez quoi qu'il advienne.
Celui dont vous aviez un peu ri et que vous auriez bien aimé mépriser. Qui petit à petit sans que vous vous en rendiez compte s'est fait une place dans votre vie et vous amuse. Qui vous pousse à être "plus". Plus quoi? Plus tout simplement. Ni en bien, ni en mal.
Enfin il y a aussi ceux qui vous étaient tellement semblables que vous avez cru les aimer au premier abord pour les détester très rapidement. Comme un miroir déformant. Dont vous avez du accepter et comprendre les différences. Comme si vous aviez du vous apprivoiser vous-même. Un travail difficile et pénible mais qui vous a permis de découvrir encore mieux cette personne.
Un monde de surprises.
22:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2007
Bir napule e ppoi muor'
Retour de Naples.
Je suis venue, j'ai vu et la ville m'a vaincue.
Aucun mot n'est assez fort pour décrire ce que j'ai ressenti là-bas.
J'ai vu la ville dévorer ses habitants, la chaleur écraser toute vélléité de travailler, le volcan veiller dangeuresement sur ses âmes perdues, la mer et la montagne les nourrir pour mieux les emprisonner.
J'ai vu l'irrepect, l'égoïsme et la pollution. J'ai vu la gentillesse, la générosité et l'idéalisme.
Sur la colline de Posillipo, la Via Orazio, San Martin ou la via Domenico Fontana, j'ai vu la ville s'étendre à mes pieds, nue, livrée en pâture à mes appétits de touriste enragée.
Et la ville m'a nourrie. De buffala, de nutella, glaces, pizze DOC, de câpres, brescaiola et autres délices.
Et je suis repartie, vidée de toute passion, vers le froid, l'hiver interminable.
Mais je reviendrai. Je ne mourrai pas après avoir vu Naples.
C'est une renaissance. A la cazzo
Partenope è cchiù bell e vener
20:55 Publié dans Héliophileries, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2007
Buddah peste et, fou de rage, recouvre la terre de moquette
18:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.08.2007
On a fait le bilan
Ils sont contents, je suis contente, tout le monde est content, nous nageons dans des mares de bonheur et frétillons à l'approche du soleil.
Mes objectis pour cette année: travailler plus pour gagner plus. Bon ça va j'ai le droit à un peu d'humour mais finaleemnt pas tant que ça.
Mon vrai objectif pour cette année, c'est déconnecter. Arrêter d'y penser, tout le temps. D'en rêver, cauchemarder, anticiper, angoisser. M'en séparer. Que les journées se terminent vraiment. Alors pour ça, il faudra bosser, encore plus. Jusqu'à l'écoeurement. Pour pouvoir effectivement prétendre à une rémunération supérieure et pouvoir partir, souvent. Pour le rejoindre là où les gens crient plus qu'ils ne parlent. Pour la retrouver elle, noyée dans un océan de latex. Pour que tous les week-ends soient plus bleus.
Hier, j'ai appris qu'une amie se mariait, je serai le témoin. C'est beaucoup pour mon premier mariage. Il n'y aura pas de déguisement débile, ni d'hommes nus le corps recouvert d'huile.
09:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.08.2007
Atomic
Il y a eu cette époque, quand j'étais étudiante, où je me voyais très mal travailler "en entreprise". Je me voyais plutôt faire de la recherche, enseigner à la rigueur.
Les bibliothèques me rassuraient, les UFR me faisaient tous rêver, et j'étais persuadée que je trouverais bien une thèse qui me permette de partir dans un pays latin, étudier l'économie, le droit,l'histoire et la science politique à la fois. Je voulais travailler dans l'enseignement à l'université, me voyais participer à des colloques sur le Moyen-Orient, rédiger des livres sur l'Amérique latine, voir mes articles sur les séquelles du franquisme publiés. Une vie enfermée dans une bibliothèque, studieuse et coupée du monde.
Je ne me voyais surtout pas travailler dans la comm', discipline honnie et méprisée. Parce que dans la comm', vous comprenez, ils ne glandent rien de la journée, ils ne produisent rien, ils ne connaissent rien aux réalités, ils sont superficiels et faux, ils se droguent et surtout ils n'ont aucune culture. Dans la comm', ils mettent des mots anglais partout, ils sont un peu ridicules. Dans la comm ils refusent de vieillir, c'est la culture de la jeunesse, du jeunisme forcené. La culture Mc do.
Et donc, malgré mes a priori, j'ai atterri dans la comm', par une série de hasard aussi inconfortables les uns que les autres. Et la vérité, c'est que la réalité ne colle pas forcément à mes préjugés. Et que je suis très heureuse, non seulement de travailler, énorme surprise, mais en plus dans la comm'. Et je me rends compte que j'étais élitiste à tendance méprisante. Finalement je suis mieux lotie en superficielle.
Tout ça pour dire que le monde du travail était finalement fait pour moi, il fallait juste que j'y trouve ma place.
Pourquoi le titre Atomic? Parce qu'à l'époque, je ressortai régulièrement la BO de Trainspotting avec le merveilleux Blondie que je pasais en boucle. Et qu'aujourd'hui, Blondie a ressurgi dans ma vie.
08:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






