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21.02.2008
La connerie du jour
Quitte à perdre pied et à faire dans le grand n'importe quoi, autant se donner les moyens d'illuminer ses journées.
Déprime irrémédiable vers 16h27. Lutte effrenée avec mon pire ennemi j'ai nommé Excel le maléfique.
Par dépit, je fuis le bureau, officiellement pour m'acheter des clopes (achat consciencieusement effectué auprès de ma buraliste dépressive préférée) et file officieusement vers mon echoppe favorite pour m'acheter un tiramisu porteur de lueurs héliothropes.
Puis je me sens con. Très con même. A tel point que je fais demi tour avant même d'avoir atteind ces paradis méditérrannéens, porteurs de confusions et illusions notoires.
Je me rabats, penaude, sur Kaiser, histoire de me faire un goûter digne de ce nom. Je suis boulimique en ce moment et rien ne peut étancher ma soif. Un regard à la longueur de la queue (voyez y des sous entendus, sisi, toujours) et à la jeune fille bien trop enrobée qui me précède suffit à me résoudre à changer de destination.
Par dépit, je m'achète un paquet de chewing gum sans sucre que je mâche frénétiquement jusqu'aux alentours de 17h23.
Je suis prête à affronter excel avec excellence et le dresse d'un coup de baguette magique.
Ces circonvolutions auront-elles finalement été utiles?
Entre temps j'ai inauguré cette tradition du mercredi avec amie de longue date qui m'explique qu'elle est née pour être mère, poussé un peu plus avant mon Alzheimer, retrouvé une autre amie de longue date pour un enterrement de vie de jeune fille ou, pour une fois, je n'avais rien à faire et flippé ma race pour ce boulot dans lequel je ne me sens bonne à rien.
J'assure en toutes circonstances, il faut que chacun s'en rende bien compte.
Et ce n'est pas ce visage que je vois dans le miroir et ne reconnaît pas qui pourra me persuader du contraire. En tout cas, si je ne le regarde pas trop.
Quand même, on dirait que j'ai bu 18 litres de mauvais vin hier soir alors que j'ai bien dormi 7h cette nuit.
L'angoisse me ronge.
Je repasse nonchalament, prétextant un verre entre amis devant la fameuse échoppe pour finalement m'échapper en courant.
Si ce n'était pas moi, je me ferais vraiment rire.
Et je n'ai pensé à lui que quelques heures aujourd'hui. A partir de demain, promis, au pire vendredi, ce sera oublié.
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