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27.02.2008
And I died in Lyon
Parce que la douleur dépasse l'entendement.
Parce que je en pensais pas tomber aussi bas, surtout pour ces raisons là.
Parce que je me rends compte que ça fait deux ans que je traine cette gangrène sans la soigner et que je prends des phases de rémission pour de la guérison.
Parce que tout le mal que j'ai fait aux autres je l'ai fait par peur d'être abandonnée à nouveau, comme ces animaux qui restent sauvages à jamais.
Parce que tout le mal que je me suis fait c'était pour y rester un peu, encore.
Parce que ma vie ce n'est pas l'amour au temps du choléra. Plutôt la peste et le choléra réunis sont venus vous présenter leurs meilleurs voeux. Comme quoi on peut avoir de l'humour même dans les pires situations. Comme dimanche quand je faisais le récit grandiloquent de ces deux dernières années.
Parce que je me fais rire de tant de naïveté.
Parce que putain je relis mes notes et c'était l'homme de ma vie et pas "mon ex", alors que j'aime tant les appellations cliniques, sans subjectivité.
Parce que putain je relis mieux mes notes et je me rends compte que depuis qu'il est réapparu ce n'est que confusion et lamentation sur mon propre sort. Que petit à petit je me suis désagrégée.
Parce que je n'ai toujours pas effacé ses textos, de 2002 à 2006 et que son vieux numéro est toujours enregistré à "monamoureux".
Parce que je me suis rendu compte qu'il y avait des gens bien dans ma vie, même s'ils ne sont pas toujours là où il faut, comme il faut ni au bon moment. Mais ils sont réels. Le gendre idéal qui me l'a prouvé quand lundi soir je lui ai dit que je ne pourrai jamais et que je lui ai parlé de mon ex. Dr. Jekyll aussi à sa manière quand elle m'a poussé dans mes retranchements pour que je pleure, enfin. J'avais jamais pleuré, ça ne sortait pas.
Parce que monsieur soupe a flippé parce que j'étais "trop chaude".
Parce que demain je pars à Barcelone, faire du vélo au bord de la mer et remttre le soleil dans ma vie.
Pour toutes ses raisons, je vais disparaître un peu, histoire de retrouver l'héliophile qui avait ouvert ce blog pour parler de choses qui comptent vraiment dans la vie. Ces moments de bonheur, ces pages blanches des livres d'histoire.
Je ne tourne pas la page. Je change d'histoire.
Je suis un phénix en mutation.
En attendant j'ai un sujet pour me faire des couilles en or en écrivant un bouquin. Et je n'aurais même pas besoin de réfléchir à l'intrigue, elle existe.
18:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
Sunny
He's back!!! Le soleil est revenu dans ma vie!!!!
Le travail c'est comme un mec finalement. Il vous déçoit, il vous fait souffrir, il vous rend dingue, à attendre, se languir, le vouloir, le quitter, et un jour vous savez que c'est le bon.
J'adore mon boulot.
Après une semaine malade, de mauvaise humeur, déprimée, il me redonne l'envie d'avancer.
Je l'ai ma montagne.
Et au passage, j'ai fait des courses de tiramisu. Me suis rendue compte du caractère vain de cette démarche. Il fallait le faire pour s'en rendre compte.
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La connerie du jour
Quitte à perdre pied et à faire dans le grand n'importe quoi, autant se donner les moyens d'illuminer ses journées.
Déprime irrémédiable vers 16h27. Lutte effrenée avec mon pire ennemi j'ai nommé Excel le maléfique.
Par dépit, je fuis le bureau, officiellement pour m'acheter des clopes (achat consciencieusement effectué auprès de ma buraliste dépressive préférée) et file officieusement vers mon echoppe favorite pour m'acheter un tiramisu porteur de lueurs héliothropes.
Puis je me sens con. Très con même. A tel point que je fais demi tour avant même d'avoir atteind ces paradis méditérrannéens, porteurs de confusions et illusions notoires.
Je me rabats, penaude, sur Kaiser, histoire de me faire un goûter digne de ce nom. Je suis boulimique en ce moment et rien ne peut étancher ma soif. Un regard à la longueur de la queue (voyez y des sous entendus, sisi, toujours) et à la jeune fille bien trop enrobée qui me précède suffit à me résoudre à changer de destination.
Par dépit, je m'achète un paquet de chewing gum sans sucre que je mâche frénétiquement jusqu'aux alentours de 17h23.
Je suis prête à affronter excel avec excellence et le dresse d'un coup de baguette magique.
Ces circonvolutions auront-elles finalement été utiles?
Entre temps j'ai inauguré cette tradition du mercredi avec amie de longue date qui m'explique qu'elle est née pour être mère, poussé un peu plus avant mon Alzheimer, retrouvé une autre amie de longue date pour un enterrement de vie de jeune fille ou, pour une fois, je n'avais rien à faire et flippé ma race pour ce boulot dans lequel je ne me sens bonne à rien.
J'assure en toutes circonstances, il faut que chacun s'en rende bien compte.
Et ce n'est pas ce visage que je vois dans le miroir et ne reconnaît pas qui pourra me persuader du contraire. En tout cas, si je ne le regarde pas trop.
Quand même, on dirait que j'ai bu 18 litres de mauvais vin hier soir alors que j'ai bien dormi 7h cette nuit.
L'angoisse me ronge.
Je repasse nonchalament, prétextant un verre entre amis devant la fameuse échoppe pour finalement m'échapper en courant.
Si ce n'était pas moi, je me ferais vraiment rire.
Et je n'ai pensé à lui que quelques heures aujourd'hui. A partir de demain, promis, au pire vendredi, ce sera oublié.
00:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.02.2008
Looking for a mountain
J'en ai marre d'avoir l'impression de faire du sale boulot.
Alors que je voudrais bien faire les choses.
Et j'ai envie de me barrer, je le jure.
Putain si je ne l'aimait pas tant cette poignée de damnés. Cette microscopique poignée qui me manquerait vraiment.
Alors je compte, et je réalise qu'elle est vraiment réduite et que ce n'est même pas une poignée.
Entre deux et quatre personnes.
Une que je garderai, c'est sûr. Une autre, par la force des choses. Une autre encore, parce que c'est comme ça, un peu comme il est des personnes dont on ne saurait se séparer, et pour qui ce serait finalement mieux que je ne sois plus là. Et une quatrième, que je perdrai, sans nul doute. Parce qu'après tout on ne se voit pas plus que ça. On ne se parle pas plus que ça.
A la télé, Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Je l'avais vu le jour de sa sortie avec l'homme de ma vie. Il avait détesté, trouvé ça trop injuste. Moi c'est le film qui m'a réconcilié avec Radiohead que je haïssais. Tellement érotiques leurs batailles de bouffe. Et j'étais Charlotte, et il était Yvan.
Je perds le fil. Parfois je me dis que j'ai un Alzheimer précoce. Cela m'angoisse.
Et parfois, ma journée est illuminée par un homme en tablier qui termine sa cigarette.
Et de nouveau retour au gris.
Et le temps passe trop vite.
Et la rupture est consommée. Et j'ai pensé à lui ce soir. Et même l'après-midi.
Et je lui expliquait les guérillas urbaines avec des mots drôles et il me traitait de barjote.
Je me suis remplie de nourriture jusqu'à me dégouter.
Demain je la trouverai ma montagne à escalader. Je m'ennuie dans cette prairie sans cheval.
00:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.02.2008
Thirty something
C'est donc ça ?
A 30 ans, ils sont accros à l'engagement ou se raccrochent aux branches pour ne surtout pas se lancer.
Ils ont envie et beaucoup trop peur.
Et nous ? Où sommes nous ?
Il paraît que pour y arriver il faut être bien avec soi même.
Tu seras toujours toute seule, tu ne peux compter que sur toi.
Ton homme c'est un bonus.
Les choix, nous les faisons nous même.
Qu'ils me disent tous.
Oui mais choisir, c'est renoncer.
Je ne suis pas finie.
Obras por aqui.
Et un rendez-vous récurrent qui se crée avec une amie de longue date.
Nos vemos miercoles.
22:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Defying the laws of gravity
Je suis en pleine lévitation.
Au dessus de mon propre corps, j'observe mes gesticulations pour m'imposer dans cette vie que je ne contrôle pas.
Pantin désarticulé.
Le griffon a repris sa place. La parenthèse est terminée. Il dort dans la pièce d'à côté et a croqué la pomme sans s'empoisonner. Paré de ses plus beaux atours, je pourrais le faire participer à un concours national. J'étais heureuse quand même ce matin de le croiser avant la douche. De divaguer avec lui sur les errances humaines dans le bus. Puis de laisser les choses reprendre leur cours habituel.
Hier soir, j'ai quitté définitivement mon aventure ternnienne. Retour en bas de la butte, sans heurt, la tête haute.
Pourtant, j'en souffre.
Alors bilan. Pourquoi lui avais-je donc plu? audite moi, toi qui pars auditer du vieux.
Comment ça je n'ai pas le droit de poser des questions au passé pour des choses qui sont encore vraies? Mais si tu le penses toujours alors? Non, je ne te dirais pas tout ça, je suis distante et mystérieuse. Rien ne m'empêche de le penser.
Parce que je suis extrêmement jolie. (ce n'est pas une raison, en plus tu mens, mais vas-y, encense moi, j'en ai besoin)
Parce que j'ai des cheveux magnifiques. (ça je le savais déjà, ce n'est pas une nouveauté)
Parce que tu adores ma manière de structurer ma pensée, de voir le monde. (mais pourquoi tu ne restes pas alors? c'est ça qui crée l'attachement, fais moi mal, je te fais un sourire en coin qui en dit long)
Parce que j'ai ce petit grain de folie qui fait que je suis unique. (putain c'est ça aussi qui crée l'attachement! tue moi tant que tu y es! Je pensais que c'était ça qui t'avais fait fuir. Et unique, tu n'as pas trouvé plus bateau comme connerie?)
Et pour le reste. (il fallait donc que je sois frigide pour que tu veuilles de moi? mais j'aimais ça moi t'arracher tes vêtements et que tu me plaques contre la porte d'entrée sans la fermer)
Et ensuite on a parlé. Tu m'as raconté ta vie, tes angoisses. Tu as fumé comme un pompier. J'ai bu du thé, très lentement. Je t'ai fait parler, argumenter, confronter à tes propres contradictions. Fais du mauvais esprit.
Alors je suis venue chez toi et tu m'as rendu mes DVD. On s'est chamaillé dans ton entrée parce que je ne pouvais pas regarder le bordel. Tu m'as raccompagnée un bout de chemin en me tenant par l'épaule mais je m'éloignais. Tu m'as embrassé une première fois en me disant qu'on restait en contact. Et je t'ai embrassé, furtivement, pour récupérer un peu de baume du tigre. Tu m'as fait un signe et m'a embrassé de ta main en partant. Je n'ai pas répondu.
Et j'étais plutôt heureuse. Je n'ai jamais eu de rupture dont je sortais tant la tête haute. Tu avais l'air de t'en mordre les doigts. L'honneur est sauf.
Tu m'as appris à faire de la soupe de potiron, laissé un briquet rayé et une BD sur le Japon que je ferai durer tant que possible.
Mais aujourd'hui, ce n'est pas de la tristesse que je ressens, c'est de la déception, une grande sensation de gâchis.
Et j'écoute Feist parce que c'est ce qu'on avait écouté le jour où tu as dormi chez moi.
Fin de la parenthèse.
Je prends du recul et je vois quoi? Que je flippe parce que ma vie ne ressemble pas à ce que je voulais. Parce qu'ils se marrient tous. Et même si j'ai 2 ans de moins qu'eux et que ce n'est pas forcément l'envie du moment, ça fait mal parce que je n'ai même pas quelqu'un à qui penser.
Parce que j'étouffe de faire toujours la même chose.
Parce que le boulot ça stagne.
Je me sens frustrée. De ne pas avoir accompli ce que j'aurais du.
Je me sens en dessous de ce que je pourrais. En tout.
Et je fais tout avec excès. Je mange trop, je fume trop, je travaille trop, je suis malade, je suis trop heureuse ou trop malheureuse. Je gesticule dans tous les sens pour ne pas me noyer.
Je veux du changement, voir de nouvelles têtes. C'est la différence qui m'avait plu.
Je cherche des solutions que je ne trouve pas. Je m'impatiente. Je trépigne.
Il faut que ça sorte. Il faut qu'il se passe quelque chose.
Parce qu'objectivement, ma vie est jolie.
Mais je ne suis pas objective.
Je suis un monstre de subjectivité.
Tu m'as dit "mais tu n'as donc pas de rêve dans la vie?"
Tu m'as dit que ton rêve à toi, c'était de t'arrêter de bosser à 40 ans, et là je t'ai haï, tu étais trop comme l'homme de ma vie.
Je t'ai répondu que mon rêve serait de me satisfaire de ce que j'ai. Tuer l'envie.
Et j'y ai réfléchi. Si je n'avais pas d'envie, je perdrai jusqu'à l'envie de vivre.
Alors ce n'est pas mon rêve. Cela ne saurait l'être.
Je veux gravir les montagnes.
Il faut juste que j'en trouve au moins une.
Parce que pour le moment c'est morne plaine.
20:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2008
Are there any catholic left in that room????
Putain de merde de nom de Dieu!!!!
Je vais être témoin à l'église!!!!
J'avais demandé EXPRESSEMENT à être témoin de mairie parce que je suis ATHEE.
Pure et dure, une vraie.
Les eglises ça me fout la nausée et je suis persuadée que si je passe le porche je vais griller.
On en rigolait.
Ahahah héliophile, on ne va pas te faire le coup de te mettre témoin d'eglise, avec toutes les conneries que tu balances.
Pas de pot. Ces idiots se sont trouvé des témoins orthodoxes, anglicans et musulmans.
Je suis la seule catholique.
La seule.
Même le marié est orthodoxe.
Et voila, le curé fait sa crise et il faut que je me trouve un certificat de bonne pratique de ma paroisse.
Ma paroisse????
Je viens de passer en mode übertémoin.
22:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pain inside
Je paie mes péchés passés. Les souffrances imposées aux autres, aux bons.
Je le voulais tellement que je l'ai fait fuir.
Je retrouve ces douleurs anciennes, oubliées, enfouies, reniées.
Cette sensation physique du manque.
Le besoin de lui, de le sentir, d'avoir l'impression de vivre, enfin.
Ces moments de nouveauté, d'intimité trop vite acquise, prise pour du sens.
Mais il semblerait que je sois belle et bien morte.
Une cause perdue, irritable et peu enviée.
Sombrer dans le néant et ne pas me retrouver.
J'aurais voulu lui dire que je n'étais pas comme ça "en vrai", que je n'avais pas ces phobies égocentrées, que oui, je me trouvais belle et que je pourrais le porter.
Je suis partie perdante, et cette douleur à l'intérieur qui croît de jour en jour.
Retirez moi cette enclume qui pèse sur mes épaules, retirez le masque qui couvre mon visage, enlevez ces poignards qui lacèrent mes hanches, et ces chaînes, arrachez les. Libérez moi de cette cage dans laquelle je me suis enfermée.
Mais tu imagines? Porter la vie à l'intérieur de ton corps, un être en toi.
Pour ça, pas la peine d'être enceinte, un bon ténia et hop!
I heard love is blind. I got fucking blind. Like a teenager.
22:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2008
Freaking out
Vu sa soeur. Brillé par mon absence. Pas vu, pas pris.
Angoisse rampante.
3 lessives.
Transformé mon Beyrouth intérieur en diamant d'innocence.
Draps changés, robes lavées, frigo récuré, mangé sainement, clopé comme un pompier, ongles limés, amies recontactées.
Me laver de lui, me nettoyer la tête.
Pas prête au lavage de cerveau.
20:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Getting confused
Détachement.
Attachement.
Attachement.
Détachement.
Enthousiasme.
Désillusions.
Si rassurant et si dangereux.
Et une seule idée en tête : Les belles choses que porte le ciel
Merci France inter.
16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






