20.08.2007
Bir napule e ppoi muor'
Retour de Naples.
Je suis venue, j'ai vu et la ville m'a vaincue.
Aucun mot n'est assez fort pour décrire ce que j'ai ressenti là-bas.
J'ai vu la ville dévorer ses habitants, la chaleur écraser toute vélléité de travailler, le volcan veiller dangeuresement sur ses âmes perdues, la mer et la montagne les nourrir pour mieux les emprisonner.
J'ai vu l'irrepect, l'égoïsme et la pollution. J'ai vu la gentillesse, la générosité et l'idéalisme.
Sur la colline de Posillipo, la Via Orazio, San Martin ou la via Domenico Fontana, j'ai vu la ville s'étendre à mes pieds, nue, livrée en pâture à mes appétits de touriste enragée.
Et la ville m'a nourrie. De buffala, de nutella, glaces, pizze DOC, de câpres, brescaiola et autres délices.
Et je suis repartie, vidée de toute passion, vers le froid, l'hiver interminable.
Mais je reviendrai. Je ne mourrai pas après avoir vu Naples.
C'est une renaissance. A la cazzo
Partenope è cchiù bell e vener
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30.05.2007
Le jour de mes 25 ans
Le jour de mes 25 ans, je suis retournée à Paris pour fêter mon anniversaire avec ma famille et mes amis.
Cela faisait déjà deux ans que j'étais partie vivre à Lisbonne avec mon mec, qui avait décidé qu'il fallait se marier pour l'occasion. Les choses n'ont pas été faciles pour nous, mais à ce stade, on pouvait dire que nous étions installés pour de bon. Enfin nous maîtrisions le portugais. La ville n'avait plus de secret pour nous. D'ailleurs, on repensait avec bienveillance à ces premiers voyages qui nous avaient conquis, à nos erreurs de touristes mal informés. La boîte avait enfin fait son chemin et on en vivait plutôt pas mal. Moi, j'avais pu garder quelques relations avec mes copines journalistes qui me pistonnaient, pour me faire plaisir je le sais, et me permettaient d'avoir un papier de temps en temps dans des magazines de voyage. Et j'y parlais de ma nouvelle ville, bien entendu.
Bref, ce jour là, c'est donc forte de cette vie que j'avais réussi à imposer à tous que je rentrais au bercail avec une nouvelle qui allait encore les terrasser. J'étais enceinte. Pas de très longtemps, mais enfin! Non pas que j'en rêvais bêtement, mais j'avais toujours voulu être une mère jeune et immature. Paradoxal? Non. J'avais déjà acheté des rollers pour en faire sur les pentes du Bairro Alto avec celui ou celle qui allait me permettre enfin d'arrêter de penser à moi et de m'occuper l'esprit à plein temps. Si c'était un garçon, il s'appellerait Gabriel. Encore une victoire obtenue de haute lutte. Mon ange à moi. Alors quand tous m'ont félicité, je savais bien ce qu'ils pensaient : que j'étais complètement irresponsable. Mais je suis comme ça, je n'en fais qu'à ma tête, je ne supporte pas de suivre le mouvement. Et dire que j'avais failli devenir avocate dans le 17ème. J'étais une ado qui avait réussi à se faire son moule à elle. Heureuse et loin de tous ces grincheux carriéristes qui m'avaient fait chier depuis toujours.
C'est ce qui aurait du se passer. Si j'en avais vraiment fait qu'à ma tête. Si les choses n'avaient pas basculé en 2004 puis dégénéré depuis. Ce qu'il s'est passé "en vrai", c'est que pour mes 25 ans j'ai du revenir chez mes parents parce que mon mec avait disparu du jour au lendemain, que je n'avais pas de boulot ni d'avenir et que personne n'a pensé à moi. Mes soeurs s'en sont rendu compte et ont maladroitement essayé de "rattraper le coup" en invitant à la dernière minute ceux-là même qui n'y avaient pas pensé. Et qui se sont bien évidememnt excusés par téléphone de ne pouvoir venir, gâchant le maigre effet de surprise. Qu'elle était triste cette table de la Grille Montorgueil, avec ces malheureux qui s'en voulaient et essayaient de me faire sourire. Et moi, pour la seule et unique fois de ma vie, j'ai voulu mourir, pour de vrai. A quoi bon? Cela allait donc être ça ma vie?
Hier, je suis retournée à la Grille, et j'aurais très vite 26 ans. L'occasion pour moi de faire le point. De ce présent qui n'aura jamais lieu, je ne regrette aujourd'hui que deux choses : je ne serai jamais la mère irrésponsable de 25 ans qui fait du pop-corn le dimanche et balance des jurons à longueur de journée, qui se déguise et fait des chants sioux et je ne serai jamais cette fille de 25 ans qui aura eu le courage de tout plaquer pour partir dans un pays dont elle ne savait rien juste parce qu'elle était tombée amoureuse d'une ville.
Ma vie rêvée d'avant ne me fait pourtant plus envie. Le désespoir profond dans lequel j'étais a presque disparu. J'ai une vie qui me convient et de nouveaux amis bien plus amusants.
Cela valait la peine de s'accrocher. C'est sûr. Ce qui m'attend cette année, après la "convalescence", c'est de commencer à faire de vrais choix. Et des choix, je sais déjà qu'il faudra en faire pour tout. Ils sont déjà là, devant moi.
J'ai peur et j'ai hâte en même temps.
20:25 Publié dans Héliophileries, Moi, parfois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.05.2007
A bicyclette
Je suis retournée à Barcelone pour la 10ème fois en 10 mois.
Alors je ne vais pas raconter mon séjour parce que à force, je peux comprendre, cela peut devenir lassant. Pour moi, jamais, pour les autres, sans doute.
Alors un petit clin d'oeil rapide, qui mériterait d'être approfondi avant l'arrivée des photos, à ce que j'ai fait tout le week-end : du vélo.
Incroyable. Je ne trouve pas de mot pour expliquer comme c'est génial de se balader dans cette ville à bicyclette. Partir de bon matin, partir sur les chemains, laisser Paulette à la maison. La classe totale!
Il y a des bornes à tous les coins de rue, et cela ne coûte rien du tout. Il paraît que ça arrive à Paris.
Allez jeter un coup d'oail si vous partez à Barcelone, ça vaut le coup de s'inscrire! www.bicing.com
Bon promis je refais cette note demain. Là pas le temps, mais trop envie d'en parler quand même.
21:23 Publié dans Héliophileries, Loisirs, Sport, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Barcelona, Catalunya, héliophileries, vélo, bici, bicyclette, bicing
23.04.2007
Trop de choses à dire
J'ai trop de notes en préparation, mais aucune volonté. Impossible d'écrire en ce moment, il me faudrait des heures.
Il y a la note où je parlerai de musique, de ce que j'aime en ce moment (une certaine chanson des Pink Floyd), et pourquoi (un certain italien vaguement hippie), de ce que j'aime depuis toujours (le retour des bossa brésiliennes, la redécouverte de ce merveilleux Jobim, Piazzolla qui m'arrache le coeur avec son bandonéon argentin), de ce que je voudrais voir en concert (une certaine islandaise) et du reste.
Il y a aussi cette note où je parle de mon amour pour Paris, de ce bonheur que j'éprouve en ce moment à voir Ma ville se révéler avec les premiers rayons du printemps, mon manque cruel d'appareil photo pour saisir ces instants, le visage des gens dans la rue, la foule qui enfle chaque jour et bien sûr, moi qui renaît à la vie.
Il y a peut-être un peu de politique, pourquoi pas, pour expliquer mon complet désintérêt alors que je suis d'ordinaire si politisée.
Il y a enfin cette note vraiment personnelle, où j'expliquerai que le rêve est entré dans ma vie grâce à l'arrivée d'ondes méditérranéennes en territoire héliophile. Un peu de chaleur et de turbulences dans le calme quotidien. Une attente délicieuse.
Voila ce que j'écrirais si j'avais le temps. Patience.
A part ça, je retourne à Barcelone dans 3 jours! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Je fais de petits sauts de cabri pourmarquer ma joie
23:20 Publié dans Héliophileries, Moi, parfois, Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héliophileries
17.04.2007
Ah les hommes!
Si les hommes s'affolent à l'arrivée du printemps en voyant les jupes se raccourcir, ce qui m'émeut chez eux, ce sont les poils. Alors dit comme ça, bien sûr, ça ne donne pas envie. Pourtant, si on y réfléchit bien, quoi de plus beau qu'un homme arborant une belle barbe de quatre jours?
Et j'ai de la chance. Parce que ces derniers temps, presque tous délaissent les rasoirs. Comme si ce que je préférais chez eux était "à la mode". Quel enchantement de voir les enfants devenir des hommes, les rangés devenir virils. Le romantique soigné est passé de mode et laisse le sauvage se faire une place. Le latin a tué le letton.
Je ne crois pas que Dieu existe mais en tout cas, je crois au Père Noël: il a exaucé mon voeu.
Le mieux, c'est qu'ils pullulent au boulot. Ils sont plus nombreux chaque jour. Une vraie pandémie.
Double chance pour moi, j'ai trouvé un barbu!
20:43 Publié dans Héliophileries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barbe, moustache, poils
Vuelta al Sur
Et donc j'ai rencontré un italien, un vrai. Et ça fait peur.
Et en même temps c'est bien. Retrouver le soleil dans son coeur alors que jusque là il faisait nuit. Voir la Méditérranée remonter doucement vers des rivages désertés jusque là.
Juste cette petite pointe d'incertitude qui fait que le jeu en vaut la chandelle.
Si la religion est l'opium du peuple, la foi en l'impossible est ma religion.
01:30 Publié dans Héliophileries, Moi, parfois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.04.2007
Pâques?
Fêter Pâques alors que l'on est laïc est une chose étrange.
Se lever à l'aube pour cuisiner un plat "typique" de son pays, pour faire honneur. Appeler tous les amis pour leur souhaiter de joyeuses Pâques. Essayer d'être à l'heure pour le repas, en sachant très bien que l'on n'y sera pas avant la nuit. Passer cette journé à cuisiner, enfermée, alors que le temps est enfin au beau fixe. Qué lastima!
Peut-être dînerons nous à temps...
17:08 Publié dans Héliophileries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2007
Al Dente
Barcelone fourmille d'italiens en tout genre.
Pour ma part, j'ai largement l'occasion de croiser des specimens du sud, à l'accent chaud et aux gestes amples.
S'en suivent de longes discussions passionnées sur Berlusconi, Sarkozy, comment bien cuire les pâtes et, évidemment sur Zidane. Si la plupart de ces sujets sont l'objet de débats sans fin sur qui a raison et sur qui connaît le mieux son pays, un seul fait l'unanimité: les pâtes, il faut les cuire "Al Dente".
Et le meilleur de tout ça, c'est que cela se termine toujours autour de l'un de ces fameux plats, cuisinés avec amour par des italiens soucieux de faire honneur aux traditions culinaires de leur pays.
Sono come funghi questi italiani... Italiano di merda! J'y retourne!
22:00 Publié dans Héliophileries, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héliophileries, pasta, al dente, Italie, Barcelona
03.04.2007
Barcelone sous la pluie
Pour une héliophile, se retrouver à Barcelone en plein retour d'hiver est un moment bien difficile à passer.
Point de soleil en vue, le ciel fait grise mine. Et les projets de plage, de sorties dans les parcs de la ville s'évanouissent en un clin d'oeil.
Mais finalement, c'est la que les choses deviennent intéressantes. Que faire dans une ville méditéranéenne quand elle se met à ressembler à Paris?
Sortir tout simplement. Braver les intempéries en pensant à des jours meilleurs. Repérer les endroits où l'on flânera une fois le beau temps revenu.
Profiter des immenses trésors dont la ville regorge, à commencer par l'Humanité.
Que de personnes à rencontrer aux tables des bars. De discussions passionnées à avoir jusqu'à l'aube dans des appartements d'inconnus jusque là. De musées que l'on a négligé, se préférant cigale.
Aujourd'hui, j'ai fait ce que je ne fais jamais à Paris. Du shopping. S'enfermer dans un centre commercial, quel dépaysement! Et prétendre que oui, bien sûr, on parle catalan. Tendre avec conviction sa carte d'identité avant de payer à la caisse. Et signer le ticket. Point de code secret en ce pays. Se rendre compte qu'on a bien passé la terrible frontière entre le nord et le sud à voir le regard des garçons en face d'une jupe pas si longue que ça.
Demain, visite du MACBa, le musée d'art contemporain de la ville. Chouette sortie. Pourquoi ny avais-je pas pensé avant? Trop occupée à profiter du peu de temps que j'avais.
Là, il s'agit d'une semaine entière. Une semaine entière pour se retrouver, se reposer et repartir de plus belle.
Pas de fête au programme cette fois-ci. Je commence à être chez moi, prendre mes habitudes. Dîners entres amis à la maison, promenades et courses au coin de la rue.
Quel plaisir d'avoir une routine hors de chez soi! Paris perdu, Paris retrouvé. Je vais revenir pleine de bonne volonté. Car c'est étrange, mais travailler me manque. Les journées sont longues. Agréables, mais trop longues. Je trépigne.
Pourquoi ne puis-je pas avoir les deux!
17:45 Publié dans Héliophileries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héliophileris, barcelona, catalunya
31.03.2007
Départ imminent
H - 20 avant le prochain avion.
Frénésie pré-embarquement. Joie de pouvoir enfin trouver un lit où dormir. D'avoir le silence dans l'agitation et non pas l'inverse.
Sentiment désagréable de se rendre compte que tout le confort dont je rêve est là-bas et pas ici.
Peur de laisser les autres nous oublier et se passer de nous. Que la vie ne reprenne pas son cours normal. Que l'absence soit trop longue et irréparable. De rater des moments essentiels. D'avoir pris ses vacances trop tôt, au mauvais moment.
Mais qu'en aurait-il été de moi sans ces quelques jours? Aurai-je fini pas craquer comme j'ai failli le faire, devant tous? Il n'y aurait pas eu de canapé salvateur cette fois-ci.
Non, ces quelques jours seront là pour mieux revenir. Quel dommage que les choses n'aient commencé à devenir intéressantes que durant les dernières heures.
Dernière peur: ai-je bien fait de laisser ce travail prendre tant de place? Aurai-je eu ce besoin de fuir si régulièrement si je m'étais laissé le choix?
Dormir, profiter des instants retrouvés. Juger? Après.
Laisser Shakira prendre la place des Strokes, à nouveau. Retrouver la chaleur.
00:18 Publié dans Héliophileries, Moi, parfois, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héliophileries, barcelona






