03.05.2007

Un peu de zique

J'avais promis une note sur la musique, argumentée et tout.

Et bien non. Juste une vidéo, pas d'argument, rien. J'aime juste, c'est comme ça. Pas de zicos, pas de paroles géniales, rien d'extraordianaire. Mais j'adore.

Alors en avant la zizique!

 
 
 

  Non et puis ils sont bien réalisés ces clips non?

Les paroles :

J’attends que la marée noire monte, que les pluies soient acides,
Que le CO2 nous asphyxie quand la nuit s’épaissit,
J’attends qu’il fasse chaud en hiver comme au mois d’août,
Que je sois à l’aise sur Terre comme un poisson dans le mazout,
J’attends – un peu plus d’électricité dans l’air,
Quitte à respirer de l’oxygène 100% nucléaire,
J’attends que la ville soit clean,
Que les têtes s’inclinent,
Et que le taxi monte sa clim’.
Patient, vivant sous perfu d’espoir,
J’attends le déluge dès ce soir – ou demain peut-être –
En attendant j’attends que mon dîner crame avec un mal au crâne,
Une sale mine et plus de dolipranes.
J’attends le bus de la volonté,
J’ai pas de tickets et il me laisse pas monter…
J’fume ma clope en attendant le cancer
Car de la patience j’en ai à ne plus savoir qu’en faire.

Refrain : J’attends…. I’m waiting…

J’attends que la Terre tourne pour en voir le côté sombre,
Côté son, j’attends pas pour leur botter le fion !
Seulement, depuis un moment j’attends que personne ne trouve plus ça triste,
De voir un SDF qui crève dans sa pisse…
Développés et paraît-il civilisés,
Mais on attend que l’extrême passe pour se mobiliser !
J’attends tout des autres, et eux attendent tout des autres,
Ceux-ci même qui attendent tout de moi…
J’attends cette émission où c’est le dernier qui tient sur le bout de bois,
Même si je sais que dedans on se fout de moi.
Début septembre j’attends le 11 pour le nouvel épisode…
Et pour ce que je pense, j’attends qu’on m’emprisonne,
Pour ce que je dis, j’attends la chaise..
Et pour ce que je fais… pas de malaise
Puisque je fais rien et j’attends.

Refrain

J’attends que mes proches meurent
Pour leur dire j’vous aime fort
Et j’attends que là-haut
On me réserve le même sort.
J’attends en regardant ces vieux séniles gouverner,
Je les écoute sans jamais me sentir concerné.
J’aimerais stopper l’attente mais je reste hyper zen,
J’attends qu’ils s’étouffent en bouffant leurs bretzels.
J’suis ni bling bling / coolal, ni dread / zeb,
Egoïste, j’suis pas là pour ceux qui voudraient de l’aide !
J’attends que ma main s’tende toute seule
--- juste un instant de doute ---
J’attends le dernier moment pour réagir,
J’attends de toucher le fond pour quitter le navire.

Refrain

 

Allez, le lien vers leur myspace, même si je déteste myspace http://www.myspace.com/hocuspocushiphop

 EDIT du lendemain : j'ai craqué, j'ai ma place pour le concert. Le 1er juin à la Maroquinerie de Paris

Edit du 26 mai: je ne vais plus au concert, pour cause de week-end avec mon italien, si quelqu'un cherche des places, j'en ai une. 

31.03.2007

Il était temps de faire cette note

Ayé, je me lance. Je continue sur ma lancée "paroles de chansons". 

Et comme nous ne sommes plus à un lieu commun près sur ce blog et que c'est tellement bon les choses attendues, parce que justement on les attend  roulement de tambour voici re-roulement de tambour

LE SUD de Nino Ferrer!

clignotements bling-bling, kitsch à mort, évanouissements et foule en liesse 

C'est un endroit qui ressemble a la Louisiane, A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse, et c'est joli


 On dirait le Sud le temps dure longtemps, et la vie sûrement, plus d'un million d'années, et toujours en été


Y'a plein d'enfants, qui se roulent dans la pelouse, y'a plein de chiens, y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges, il ne manque rien


  On dirait le Sud le temps dure longtemps, et la vie sûrement, plus d'un million d'années, et toujours en été


Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre , on le sait bien, on n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire, on dit c'est le destin


Tant pis pour le Sud, c'etait pourtant bien, on aurait pu vivre, plus d'un million d'années, et toujours en été. 

 

Bon, ça c'est fait. On peut passer aux choses sérieuses maintenant. 

22.03.2007

Humeur du moment

En ce moment, j'écoute une chanson de Carbon Leaf. Une folk à la papa.

Ce n'est pas franchement mon style de musique mais parfois, il est difficile d'expliquer ce qui peut nous toucher dans une chanson. Du coup, je vous mets les parole. Oui, oui, je reviens à des humeurs adolescentes, paroles de chansons et tout. Mais j'ai le droit.

Live a life less ordinary
Live a life extraordinary with me
Live a life less sedentary
Live a life evolutionary with me
Well, I hate to be a bother but
It’s you and there’s no other, I do believe
You can call me naïve, but
I know me very well at least
As far as I can tell and I know what I need

That night you came into my life
Well it took the bones of me,
You took the bones of me
You blew away my storm and strife
And shook the bones of me
You shook the bones of me
By the way I do know why you stayed away
I will keep tongue tied next time

Live a life less ordinary
Live a life extraordinary with me
My face had said too much
Before our hands could even touch
To greet a hello
So much for going slow
Well, a little later on that year
I told you that I loved you, dear
What do you know -
This you weren’t prepared to hear
I’m a saddened man, I’m a broken boy
I’m a toddler with a complex toy
I’m falling apart since the ambush on your heart

That night you came into my life
Well it took the bones of me,
You took the bones of me
You blew away my storm and strife
And shook the bones of me
You shook the bones of me
By the way I do know why you stayed away
I will keep tongue tied but

Honey understand
Honey understand
I won't make demands
Honey understand
Honey understand
We could walk without a plan
Honey understand, honey
Honey understand
I won’t rest in stone all alone
Honey understand
Honey understand
I’m all ready to go
But you already know

Live a life less ordinary
Live a life extraordinary with me
If I could name you in this song
Would it make you smile and sing along
This is the goal-- to get into your soul
If I could make you dance with joy
Could that be the second chance to coy
The 'bird in hand' I would need to help you understand

That night you came into my life
Well it took the bones of me,
You took the bones of me
You blew away my storm and strife
And shook the bones of me
You shook the bones of me
By the way I do know why you stayed away
I will keep tongue tied next t

21.02.2007

J'y serai

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Et autant dire que je suis hyper contente! 

10.02.2007

Fidelity

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La musique repointe le bout de son nez. 
 
Cette jeune fille, c'est Regina Spektor.
 
Rien de particulier à dire, si ce n'est que je viens de découvrir ce qu'elle fait et que ça me plaît!
Cela faisait un bail que je ne m'étais pas autant réjouie dès la première écoute d'une musique inconnue.
 
Il y a du jazz, de la joie, un petit piano, une petite contrebasse, et ça coule de source. Une voix à la Feist teintée de quelques accents de Björk, en moins torturée. Quelques clins d'oeils à Darius Milo et à Debussy aussi (comme Félicie). Des mots de russe et de français, par-ci, par-là. Car la demoiselle est russe figurez-vous. Exilée aux Etats-Unis à l'âge de 9 ans. Soit il y a de cela 16 ans.
Il faut dire que la synthèse euroaméricaine est plutôt réussie. Sensibilité et modernité se retrouvent et nous emportent à la fois dans l'introspection et la folie. 
 
Alors évidemment tous les albums ne sont pas égaux. Bien sûr que le dernier est plus lisse et moins jazzy que le premier. Mais c'est la loi du nombre. L'inspiration et "l'illumination" sont les prérogatives des débutants. Une fois rôdé, il faut sans cesse se renouveler, ne jamais décevoir. Tâche ardue s'il en est.
 
Mais on ne pouvait passer à côté d'une artiste qui a le culot de nommer un de ses albums "Soviet Kitsch" et une chanson "Après moi le déluge".
 
Parce que c'est vrai ça finalement, tout durera bien autant qu'elle, et pourquoi ne pas se saisir de l'instant!
 
Tout en écoute ici! www.reginaspektor.com
 
Je me demande bien dans quelle catégorie les disquaires l'ont classée

08.02.2007

Génétique à taille inhumaine

Il est des moments où les choses se compliquent sans que l'on sâche pourquoi. Ce qui était simple ne l'est plus, l'évidence devient une ombre floue.

Avant, j'aimais la basse et les cuivres, j'étais inconditionnelle de la bonne grosse funk comme on n'en fait plus. Et puis j'ai aimé les voix, et puis j'ai toléré les guitares et les pianos et la soul est entrée en scène. Plus tard, j'ai révélé ma nature d'héliophile et un accent, une langue ronde en bouche m'a fait rêvé. J'ai aimé les brésiliens qui font rire et les argentins qui vous prennent aux tripes. Il y a eu la danse et la fête et le disco et le R&B sont entrés en scène. Puis, il y a eu les bons mots et les prouesses techniques et  j'aimais le jazz, et un peu la chanson française. La ville et la mode m'ont rattrapée. Les soirées enfumées, les vapeurs d'alcool et le rock a fait son retour. Les voix chaudes se sont faites éraillées. Les couleurs ont terni.

Aujourd'hui, mon esprit est flou comme le jazz, j'ai le blues, mon coeur s'est endurci de rock et je rêve de Brésil et de paradis ensoleillés. Comme la musique que j'aimais, les choses de la vie sont devenues moins évidentes, moins tranchées. Autour de moi tout est gris et j'ai beau chercher la lumière rien n'y fait. Ma vie est devenue une balade rock désabusée. Je me fais l'effet du père Mackenzie qui rédige des sermons que personne n'écoutera jamais car personne ne vient jamais.

 

Qui viendra pour moi? 

25.01.2007

Ce qui me meut

Ma playlist de rêve du jour. Ce que j'aime, j'ai aimé, ou attends d'acheter.

  1. Let's get in on - Marvin Gaye / Ma chanson anglophone préférée
  2. Sunny - Marvin Gaye, Jamiroquai, Bonney M et tous ceux qui l'auront interprêtée / Ma chanson bonheur, on est héliophile ou on ne l'est pas!
  3. Marcia Baila - Rita Mitsouko / Ma chanson francophone préférée, la chaleur dans le mouvement d'épaule
  4. Vuelvo al Sur - Astor Piazzolla, Roberto Goyenetche / Ma B.O préférée, un truc d'héliophile encore
  5. Le carnaval des animaux - Saint Saëns / pas d'animal préféré, je prends tout
  6. Pavane pour une infante défunte - Ravel / parce que y a pas que le Boléro dans la vie!
  7. Summertime/Porgy&Bess - Gershwin / Seulement par Ella Fitzgerald et Louis Amstrong
  8. Toulouse - Claude Nougaro / Parce que ici même les mémés aiment la castagne
  9. Paris - Camille / héliophile, oui, mais parisienne avant tout, et je parie qu'un jour je quitterai Paris
  10. Dancing shoes - Arctic Monkeys / mon côté teenager qui ressort
  11. Charity - Skunk Anansie / certaines choses ne s'expliquent pas sans pathos
  12. Maigrir - San Sévérino / comment devenir fin sans devenir fou
  13. La Tortura - Shakira, Alejandro Santz / pas la peine de sourire
  14. Friday Night - The darkness / hey you? do you remember me?
  15. Happiness is a warm gun - Beatles / parce qu'avec eux je n'ai jamais le cafard
  16. Life on Mars - Bowie / elle me prend aux tripes
  17. Tell me something good - Rufus, Chaka Khan / c'est tellement bon cette basse!
  18. My song of you - Laurent Voulzy / certaines choses ne s'expliquent pas sans pathos
  19. Life less ordinary - Carbon Leaf / certaines choses ne s'expliquent pas sans pathos
  20. I want to break free - Queen / certaines choses ne s'expliquent pas sans pathos

Je m'arrête à 20, c'est amplement suffisant. Pas de player, pas de téléchargement illégal!

Bon ok un petit dernier pour la route: Postcards from Italy - Beirut (Goulag Orkestar), vous pouvez l'écouter ici: http://myspace.com/beruit