23.04.2007
Trop de choses à dire
J'ai trop de notes en préparation, mais aucune volonté. Impossible d'écrire en ce moment, il me faudrait des heures.
Il y a la note où je parlerai de musique, de ce que j'aime en ce moment (une certaine chanson des Pink Floyd), et pourquoi (un certain italien vaguement hippie), de ce que j'aime depuis toujours (le retour des bossa brésiliennes, la redécouverte de ce merveilleux Jobim, Piazzolla qui m'arrache le coeur avec son bandonéon argentin), de ce que je voudrais voir en concert (une certaine islandaise) et du reste.
Il y a aussi cette note où je parle de mon amour pour Paris, de ce bonheur que j'éprouve en ce moment à voir Ma ville se révéler avec les premiers rayons du printemps, mon manque cruel d'appareil photo pour saisir ces instants, le visage des gens dans la rue, la foule qui enfle chaque jour et bien sûr, moi qui renaît à la vie.
Il y a peut-être un peu de politique, pourquoi pas, pour expliquer mon complet désintérêt alors que je suis d'ordinaire si politisée.
Il y a enfin cette note vraiment personnelle, où j'expliquerai que le rêve est entré dans ma vie grâce à l'arrivée d'ondes méditérranéennes en territoire héliophile. Un peu de chaleur et de turbulences dans le calme quotidien. Une attente délicieuse.
Voila ce que j'écrirais si j'avais le temps. Patience.
A part ça, je retourne à Barcelone dans 3 jours! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Je fais de petits sauts de cabri pourmarquer ma joie
23:20 Publié dans Héliophileries, Moi, parfois, Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héliophileries
30.03.2007
Tout est question de point de vue
Lundi, dans un bar de la rue Montmartre. Pour lui, une bière. Pour moi, un Perrier. C'est la trêve du printemps.
Et soudain, au détour d'une conversation sur les bienfaits du sud:
"J'ai vécu 22 ans de ma vie dans le sud et j'étais persuadé que j'avais la peau mate. La peau mate! Et puis, je suis allé vivre à Londres 1 an, et je me suis rendu compte qu'en fait elle est pas mate ma peau. Imagine depuis que je vis à Paris"
Finalement c'est ça la vie. Se rendre compte que tout est question de point de vue.
23:56 Publié dans Choses vues et entendues, Héliophileries, Paris, je te déteste, Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, héliophileries, bar, sud
27.02.2007
Je disparais quelques temps mais c'est pour mieux revenir
Je viens de passer un week-end d'intense folie.
Je résume rapide parce que je fais mes bagages pour repartir demain direction Barcelone pour 4 jours. Dès lundi, je me remets à mon billet quasi-quotidien et augmente la taille des albums photo.
J'ai reçu de la visite de mes potes d'Espagne et ai fait le guide touristique. Point négatif, je ne sens plus mes jambes, je suis épuisée et n'arrive pas à faire une phrase sans bégayer ou à me concentrer plus de 5 minutes. Point positif, je le suis moins qu'hier ou j'ai eu un fou-rire d'une heure et demie et où j'ai passé ma journée à délirer tellement j'étais fatiguée.
Mais tout ça ne raconte pas ce que j'ai fait.
Vendredi j'ai bu comme un trou dans un appartement boutique du 18ème arrondissement jusqu'à 6 heures du matin. Me suis levée à 9h pour acheter des croissants. Ai quitté chez moi pour faire le quartier latin, Notre-Dame, monter en haut de Notre-Dame, voir St Sulpice, y chercher des traces du Da Vinci Code, ai marché jusqu'à la Tour Eiffel, l'ai prise en photo, filmée, escaladée, regardée sous toutes ses coutures, remonté le Troca, chopé un 82 direction la maison, pris une douche, attendu que les autres en prenne une, pris un bus, un métro, attendu sur le quai d'autres amis, rejoint encore d'autres à Mouffetard, mangé italien servi par un espagnol obèse, parlé en espagnol, anglais, français, catalan (mouai là c'est du flan), marché sous la pluie, pris el métro, remarché sous la pluie, dansé sur les tables de la favela chic (décidemment mon endroit préféré à Paris), bu des caïpiroskas, parlé à des barcelonnaises dans les toilettes, hurlé sur Rage Against the Machine, guinché sur Dr Dre, attendu un taxi sous la pluie, pris le taxi, rentré chez moi, mangé, bu de l'eau enfin, dormi à 8h, levée à 9, sortie tôt, fais le marais, en long, en large et en travers (mais euh! je voudrais y habiter!), fais Beaubourg, mangé une crêpe au nutelle (un an et demi que j'attendais ce moment!), brulé mon sac tout neuf en le posant sur une bougie, fais le pitre en racontant des blagues en castillan, fait ma romantique mystérieuse (oui oui ça m'amuse de temps en temps de faire comme si), repris le métro, mangé une fondue (vous connaissez vous des plats typiques français qu'on peut manger pour pas cher en hiver?), dormi dans le même lit que 2 mecs (une première), levé tôt, bastille, remarais, as du falafel, hôtel de ville, le louvres, marché sur les quais, traversé les tuileries, remonté les champs, re métro, maison, bagages, mis tout le monde dans un bus et hop! Il était 20h et 4 jours avaient passé.
C'est bon les week-end comme ça. Aujourd'hui je me sens vivante et fière de ma ville. Ils faisaient une tête devant la Tour Eiffel! Et la Joconde n'en parlons pas! J'ai fait le tour du monde des clichés et j'en suis heureuse. Peu à peu je reconquiert ma ville. Je reprends le pas sur elle et me l'approprie.
Rien de tel que de recevoir des étrangers à la maison pour se sentir parisienne à nouveau. C'est Paris l'amour de ma vie.
Je récupère les photos chez eux ce week-end. Devrait suivre un album "Paris" avec les meilleurs photos. Impossible de couper à la Tour Eiffel illuminée.
23:50 Publié dans Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, vacances, fête, fraggles rock
15.02.2007
Sous les pavés, la plage
Il a suffit d'un rien et mon moral est remonté en flèche. Que dis-je, en pic! en cap! en péninsule!
Un rayon de soleil dans Paris et tout s'illumine. Ce centre, sentier sinueux où les voitures se fraient un chemin et où les arbres n'ont pas droit de cité devient une oasis où il fait bon flâner. Le monde revient à la vie. Les travailleurs pressés ont l'air de simple passants. Le métro devient inutile.
Et pourtant je n'en ai même pas profité, coincée derrière mon ordinateur, les échéances arrivant. Ce petit rayon de soleil a suffit. Il faut dire que mon bureau est à la fenêtre. Parfois, il me suffit de tourner la tête pour avoir l'impression d'être ailleurs. C'est ça le bonheur. Pouvoir s'évader à tout instant. Décrocher même quand tout presse.
Pourtant il y en a eu des choses à faire. Mais là aussi je suis comblée. J'ai travaillé sur des projets intéressants, je croule sous les travaux en devenir. Et surtout, demain je vais à un vrai rendez-vous avec un vrai client, "comme une grande". Bien sûr je vais sûrement faire de la figuration, mais quelle joie!
Et puis il y a Herman Düne qui me tient compagnie en ce moment. Ce groupe que mes parents auraient pu écouter. Légèreté, insouciance. Juste du bonheur. J'ai envie de dire "Aloha".
J'ai même réussi à me bouffer quelques leçons, car évidemmment je ne m'étais pas tenu à mon programme stakhanoviste. Bientôt bilingue!
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Alors c'est vrai, je ne suis pas encore dans un état d'ataraxie, mais ça viendra, j'en suis sûre.
Aujourd'hui, je me suis souvenue que sous les pavés, il y avait la plage.
Celui qui dit que mes photos sont "cliché" je lui arrache un oeil et je le donne à manger à des cafards espagnols!
23:10 Publié dans Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montorgeuil, paris, herman dune, soleil, héliophile
31.01.2007
Les Piétons
Un bar à tapas, près de l'Hotel de Ville.
Deux jeunes filles sont assises à boire de la sangria. Un drag-queen traverse la salle en chantant des chansons.
Des serveurs feignent un accent espagnol. Un en particulier se montre insistant.
Trop de cigarettes dans le cendrier. Des verres jamais vides. Du bruit, beaucoup de bruit. Une sorte de rumeur sourde qui croît au fur et à mesure que la soirée se déroule. Du carrelage barriolé aux murs. Des miroirs qui donnent l'impression d'être dans un hall de gare. Des groupes attablés au bar. Le temps s'est arrêté au dessus de nos têtes. Et pourtant ce n'est qu'un mardi comme un autre, de longs jours restent à passer avant la fin de semaine.
On se raconte sa vie, ses espoirs, ses déceptions, surtout ses déceptions.
Mais la vie est devant nous non? Dans ce petit coin de soleil aménagé rien que pour nous.
01:01 Publié dans Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.01.2007
Ce soir en direct du 18ème
Au détour d'une conversation, et après quelques whiskys, on apprend que "deux doigts dans la chatte" permettent une réeducation périnéenne optimale et que "si tu entends de l'écho, c'est qu'il faut acheter le kit".
Je ne dirai pas de quel type de kit il s'agit.
02:53 Publié dans Choses vues et entendues, Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2006
De l'art de se sentir japonais...
Je me suis toujours étonnée de voir les japonais à Paris, et dans d'autres villes, armés de leurs appareils photos, de leurs chaussures tout confort, tout en restant à la pointe de la mode.
Il m'est souvent arrivé de me moquer d'eux, à cause justement de leur manie de tout prendre en photo. Et puis un jour, je suis allée à Pise, en Italie, et j'ai compris ce que c'était d'être japonais, de se sentir tout petit face à la beauté de ce monde, et de vouloir à tout pris en avoir un souvenir chez soi.
Du coup, la dernière fois que je suis allée au Trocadéro, j'en ai profité pour mitrailler notre chère Tour Eiffel.
C'est vrai que je peux la voir tous les jours. Mais je ne profite pas pleinement de cette chance. Je l'ai donc emportée avec moi, dans mon appareil, et vous pouvez admirer ce qui est désormais mon fond d'écran.
La prochaine fois, je vous raconterai où j'ai mangé le meilleur gateau au chocolat de Paris.
17:10 Publié dans Paris, je t'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tour Eiffel






