10.02.2007

Fidelity

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La musique repointe le bout de son nez. 
 
Cette jeune fille, c'est Regina Spektor.
 
Rien de particulier à dire, si ce n'est que je viens de découvrir ce qu'elle fait et que ça me plaît!
Cela faisait un bail que je ne m'étais pas autant réjouie dès la première écoute d'une musique inconnue.
 
Il y a du jazz, de la joie, un petit piano, une petite contrebasse, et ça coule de source. Une voix à la Feist teintée de quelques accents de Björk, en moins torturée. Quelques clins d'oeils à Darius Milo et à Debussy aussi (comme Félicie). Des mots de russe et de français, par-ci, par-là. Car la demoiselle est russe figurez-vous. Exilée aux Etats-Unis à l'âge de 9 ans. Soit il y a de cela 16 ans.
Il faut dire que la synthèse euroaméricaine est plutôt réussie. Sensibilité et modernité se retrouvent et nous emportent à la fois dans l'introspection et la folie. 
 
Alors évidemment tous les albums ne sont pas égaux. Bien sûr que le dernier est plus lisse et moins jazzy que le premier. Mais c'est la loi du nombre. L'inspiration et "l'illumination" sont les prérogatives des débutants. Une fois rôdé, il faut sans cesse se renouveler, ne jamais décevoir. Tâche ardue s'il en est.
 
Mais on ne pouvait passer à côté d'une artiste qui a le culot de nommer un de ses albums "Soviet Kitsch" et une chanson "Après moi le déluge".
 
Parce que c'est vrai ça finalement, tout durera bien autant qu'elle, et pourquoi ne pas se saisir de l'instant!
 
Tout en écoute ici! www.reginaspektor.com
 
Je me demande bien dans quelle catégorie les disquaires l'ont classée